Les lacs d'ici sont souvent comme ça, et les sept Laux sont visiblement des lacs d'ici.
Au commencement, il y a un sentier qui s'élève à travers la forêt, les entrelacs de racines et les champignons rouges à points blancs. Puis au détour d'un détour, d'un sapin ou d'un bouquet d'arbres feuillus, on découvre un verrou rocheux plus sûrement qu'une famille de chanterelles. Pour le marcheur, le verrou est certes rocheux, mais il est surtout raide, pire que raide, définitivement abrupte. En plus de promettre un léger calvaire en plein soleil, sa nature même de verrou ne permet pas d'entrevoir le moindre petit bout du lac qui sommeille juste derrière. À ce moment précis, la motivation requiert un authentique effort d'imagination, d'autant plus que le sentier qui grimpe dans les rochers est pour sa part (trop) bien visible.
Va falloir ramer. Courage donc.
Dès qu'on est plus sous les verrous, le reste n'est que littérature…
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