Après des heures à gravir dans la torpeur d'une fin d'été, le Léat se révèle être un lac fatiguant. Un lac fatigué aussi, à en croire ses eaux alanguies qui reposent dans un repli de la montagne de Tigneux.
Ce jour là, auraient pu figurer en bonne place sur notre carnet de route : deux glorieux sapins contemporains du roi Henri IV, une cabane, les mots doux de son livre d'or, des échantillons de nescafé et cernant le lac, une forêt d'épinards géants. Si si, je vous assure que la marche à pied n'altère en rien les facultés mentales; les millions de têtards du Léat peuvent en témoigner.
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