Parcourir les sentiers jusqu'au Grand Ban, c'est bien (même si le thermomètre voudrait que l'on reste au chaud). Avec un âne c'est mieux. Avec Oscar c'est encore mieux. Avec l'âne Oscar nous avons pu mettre à l'épreuve notre sens de la pédagogie animalière sur un très jeune sujet. Autant dire qu'en cette matière, pour de parfaits novices, nous nous sommes révélés être… des bêtes !
Faut dire que l'Oscar n'est pas contrariant, il porte allègrement les bagages et les gens (les pas lourds), il suit parfois, précède aussi, (re)suit encore, tire sur la longe à tout bout de champ, s'amuse à dévaler hors piste avec un bipède en perdition devant ses sabots, mange où ça lui chante quand bon lui semble, profite d'un instant de relâchement pour tester nos capacités à la course à pied. En résumé, se balader avec l'âne Oscar, ça fait passer le temps comme les kilomètres en pente.
Et puis on a fini par regagner nos pénates, on a du rendre Oscar à son étable parce que sur notre terrasse, un âne, franchement, ça ne le fait pas.
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